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Tag - instrument corde

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vendredi 1 août 2008

Les instruments des Langa et des Manghaniyar (Rajasthan)

Les Langa et les Manghaniyar se distinguent aussi par l’usage de différents types d’instruments. Leurs vièles sont différentes : les Langa utilisent le Sindhî sârangî (en référence à la vallée du Sind pakistanais qui prolonge cette aire culturelle) et le Gujrâtan sârangî (se référant lui à la région du Sud du Râjasthân, le Gujârat).

Les deux sârangî du Râjasthân sont plus petits que le sârangî de la musique classique hindoustani de l’Inde du Nord et du Pakistan.
Les Langa sont aussi maîtres des instruments à vent tels le shahnaï, hautbois indien, le muralî, la double clarinette en bois ou encore la fameuse double flûte satârâ.
A l’inverse, les Manghaniyar privilégient le kamâicâ, cette vièle lourde dont la caisse de résonance ronde en bois produit des sonorités plus graves que celles du sârangî des Langa.

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jeudi 22 novembre 2007

Le santur

Le sântur appartient à la catégorie des cithares. Apparenté au Kanoun, dont il est issu, le sântur (ou santour du persan : "santur" = cent cordes) est particulier à l'Iran et à l'Irak (où il tend d'ailleurs à disparaître). Sous le même nom, il existe en Turquie, en Afghanistan, mais également en Inde. D'après une légende – contredite par les faits –, le premier "santir" aurait été construit au Cachemire par le sage Katyayana. En réalité, le santour aurait une origine assyrienne ou hébraique. Au moyen-Age, il pénétra – de même que le Kanoun – en Espagne, puis en Europe Centrale et du Sud, où il subsiste aujourd'hui sous le nom et la forme du cymbalum. Son existence fut attestée également au 18ème siècle en Corée puis en Chine et au Japon. Le santour iranien est réservé à l'art musical savant : le "taqsim" fait partie de son répertoire, ainsi que toutes les formes du "maqam al-iraqi". Le sântur irakien diffère sensiblement du sântur iranien du point de vue des cordes.

La sonorité est métallique mais extrêmement brillante et pure – avec un scintillement de résonances et d'échos qui provoque une sorte d'éblouissement auditif.

Alain Weber

le cymbalum

Le cymbalum appartient à la grande famille des cithares à boite de résonance et cordes frappées. En Roumanie, le cymbalum originel ne possède pas de système de pédales au même titre que le tambal, le tympanon portatif tenu autour du cou par une courroie.

Les cordes sont frappées par 2 maillets dont l'extrémité est entourée d'un tissu. Adopté au 18ème siècle par les orchestres tsiganes des Balkans, de la Hongrie et de la Roumanie via les Tsiganes venus de Turquie, c'est lui qui donne au taraf le fond harmonico-rythmique sur lequel viennent se caler les instruments solistes du primas comme le violon. A ce titre, le violon et le cymbalum constituent au 19ème siècle les 2 instruments principaux de l’orchestre tsigane.

Alain Weber

La guitare Swing

Tchavolo Schmitt Tchavolo Schmitt

Avec Django Reinhardt, les manouches introduisirent, il y a quelques décennies, la guitare au détriment du banjo alto à 4 cordes dont les sonorités aigües et les notes simples d'accompagnement essayaient de dominer le jeu de l'accordéon.

La guitare était au contraire une invitation à développer une nouvelle manière de jouer. Django Reinhardt qui lui conféra ses lettres de noblesse dans le swing manouche, en a fait véritablement un instrument soliste, à part entière dans le jazz. De nombreux guitaristes de jazz, de Johm Mc Laughin à Pat Metheny lui en sont redevables.

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Le rebab

(ou rababah)

Le rebab, qui donna son nom au rebec médiéval (Occident), est une vièle à pique à 2 cordes en crin de cheval. Dès le 10ème siècle, Al-Fârâbî indique que l’on joue du rebab (vraisemblablement d’origine persane) en « tirant les cordes », c’est-à-dire en les frottant avec l’archet. La caisse de résonnance est faite d’une noix de coco djoz el-hind sur laquelle est tendue une peau de poisson ou de chèvre. Le rebab est l’instrument privélégié du poète épique qui, comme les Musiciens du Nil, chantaient les grandes épopées hilaliennes du 10ème siècle. Toutefois, il ne faut pas le confondre avec le rebab du bédouin dont la caisse de résonance est de forme trapézoïdale.

Le rebab est un dérivé du kemence persan et de la djoza utilisée dans la musique classique irakienne. Encore un peu pratiqué dans la musique populaire égyptienne, le rebab a connu ses lettres de noblesse grâce au grand chanteur et musicien Metqal Qenawy Metqal fondateur des Musiciens du Nil.

Alain Weber

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